Décoloniser les musiques électroniques

Comment s’extraire, en tant qu’artiste, des conventions musicales occidentales ? 

Façonnés à leurs débuts par des acteur·rice·s principalement européen·ne·s, américain·ne·s ou japonais·es, les outils et logiciels de production des musiques électroniques continuent de participer à la construction de récits et d’imaginaires à dominance occidentale. Et ce alors même que les musiques électroniques populaires telles qu’elles se sont forgées aux États-Unis dans les années 1970 et 1980 ont été portées en grande partie par des artistes afro-américains. 

La construction d’alternatives aux modes de productions standards se pose donc fortement au sein de cette scène musicale. C’est précisément cette démarche qu’entendent mettre en avant certain·e·s artistes et activistes de la scène comme Khyam Allami qui élaborent de nouveaux logiciels de productions, pour contre-carrer l’hégémonie occidentale sur cette culture et ainsi décoloniser les musiques électroniques.

DEENA ABDELWAHED

KHYAM ALLAMI

HERLANDER

KATARZYNA KWIATKOWSKA

MODÉRATION
BRUNO TRIGO GONÇALVES