europen lab évenement European Lab Madrid

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31 mai

14:00 - 15:30

H7

70 quai Perrache

Lyon 2e

L’IMPOSSIBLE DÉMOCRATIE URBAINE À L’HEURE DU CAPITALOCÈNE

european lab | PLEASE DISOBEY! : Les nouveaux activismes

L’autodétermination opère un retour remarqué sur l’avant-scène médiatique et dans les écrits scientifiques, particulièrement sur les enjeux écologiques : des utopies pirates aux Gilets jaunes, du développement des Communs aux appels à la désobéissance civile (Deep Green Resistance, Extinction Rebellion…). Nous aurions en germe de nouvelles formes d’engagement et d’action. Toutefois, pour en saisir la portée, il y a nécessité de renseigner les formes de vie, écologiques, qui portent aujourd’hui, manifestement, d’autres ferments de résistance face au mode de production capitaliste des grandes villes et aux crises écologiques qu’il provoque.

 

Or, autant que les nouvelles formes prônées, plus écologiques, la réflexion doit d’abord considérer nos rapports aux formes et cadres majoritaires de vie, c’est-à-dire les grandes villes et leurs mutations récentes : accélération sans fin des rythmes de vie et atomisation sociale du politique. Il est vrai que les formes de vies métropolitaines nous détachent de nos milieux écologiques, et plus encore, de nos modes d’intervention directe dessus (délégation).

 

Raison pour laquelle sans doute les formes réellement renouvelées d’engagement se lisent dans la prise d’autonomie et se réalisent pour beaucoup depuis les espaces périphériques, internes (interstices, friches…) et plus encore externes (des lisières aux marges) aux grands agglomérats urbains. Il s’agit de réinvestir des lieux et liens aux êtres vivants et à leurs besoins par éloignement, mais également de construire d’autres formes de vie… politique qui échappent aux normes qui bornent de plus en plus nos existences.

 

Mais, ceci est-il vraiment réalisable dans les grandes villes et leur métropolisation active ? Ce devenir monde par les métropoles offre-t-il les moyens de sa transformation socio-écologique intérieure ? Pour Guillaume Faburel, la quasi-totalité des alternatives urbaines du champ social et écologique sont vaines, du fait de l’artificialisation des existences et de la densification des espaces, ressorts premier du capitalocène urbain.

 

A venir disputer, en toute intelligence et désobéissance.

Intervenants